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Après une année bien remplie, c’est le temps d’une rétrospective, du Championnat du Monde U23 à Cozumel ainsi que de tout ce qui l’a précédé durant la saison 2016.

À Cozumel, la course en tant que telle a été assez inhabituelle : avec un départ prévu à 15h, soixante minutes avant le commencement nous avons été avertis que la course allait être retardée d’une heure trente, en raison de la chaleur accablante (température de 32 degrés et 95% d’humidité). À 16h30, nous prenons bien le départ dans une eau à 29 degrés Celsius, pour un 1500m qui allait nous prendre près de 24 minutes à compléter, dû au puissant courant marin. Sorti à la limite du premier groupe, je fais l’effort dans le premier kilomètre à vélo et me retrouve le dernier à faire le groupe de tête. Malgré une bonne collaboration, peine perdue, nous nous voyons rattrapés successivement par le deuxième puis le troisième groupe à partir du 3e tour (de 8). En gérant bien l’entrée massive en deuxième transition, je sors à la course dans le top 10, et rapidement nous rattrapons 2 des 3 athlètes qui s’étaient échappés dans le dernier tour de vélo. Totalement cuit par la chaleur, mes trois premiers tours sont laborieux, mais avec la température qui descend tranquillement, je ‘’retrouve mes jambes au dernier tour et remonte 8 personnes dans les dernières 2 bornes et franchir la ligne en 9e position, avant de me retrouver pour période prolongée dans la tente médicale, passant bien près du coup de chaleur. Une course très satisfaisante, car je sais au plus profond de moi-même que j’ai donné absolument tout ce que j’avais !

Avec une dernière course au calendrier la semaine suivante, une multitude de facteurs font en sorte que je tombe malade, et n’étant pas en mesure de récupérer à temps pour cette dernière Coupe du Monde en Équateur, je prends la difficile décision de ne pas prendre le départ. Définitivement pas la dernière course espérée, mais ce n’est que partie remise !

Au début de cette année, avec la manière dont s’était terminée la saison 2015 (DNF au Championnat du Monde U23 à Chicago, 44e position en Coupe du Monde à Alanya), je peux dire en toute honnêteté que mes attentes n’étaient pas très hautes. Malgré tout, nous (en parlant de moi et de mon coach, Kyla) avons appliqué plusieurs changements dans le plan annuel d’entraînement, décidant de se diriger, fin Janvier, en Équateur, afin d’y faire un camp en altitude. Dans un nouveau centre, dans un nouvel emplacement où nous n’avions jamais mis pied, c’était un peu un coup de dés !

Au final, ça a été un camp très bénéfique, et c’est ce qui m’a permis un début canon à la saison, avec une 2e position en Coupe Continentale à Clermont puis ma victoire au Championnat Panaméricain Sprint à Sarasota. Ces points m’ont ensuite permis de faire un saut assez conséquent sur le classement mondial ITU, ce qui m’a permis de m’envoler ‘’solo’’ vers l’Océanie, pour prendre part à la Coupe du Monde à New Plymouth, puis d’entrer un peu par surprise dans ma première Série Mondiale à vie, à Gold Coast. Avec un calibre super relevé, j’ai eu toute une leçon ! En rétrospective, malgré le résultat peu glorieux, ce fut une expérience fabuleuse du ‘’vrai’’ calibre mondial, ce qui m’a motivé incroyablement pour le reste de la saison.

Cette expérience m’a également aidé encore un peu plus au niveau du classement, ce qui m’a permis de faire absolument toutes les courses planifiées, dont les Séries Mondiales de Leeds (22e) ainsi que Stockholm (27e), au milieu d’un bloc intense de 9 courses à chaque fin de semaine en Europe.

De retour à la maison, j’ai ensuite pu confirmer ma place sur l’équipe du Championnat du Monde U23 grâce à la Coupe du Monde à Montréal avec une bonne 14e position. Une petite course plaisante plus tard, le Championnat Provincial à Verdun qui a été changé en duathlon et soldée par une victoire qui fait du bien, et c’était déjà le dernier droit de la saison ! Après la Série Mondiale de Edmonton et une 19e position qui a porté l’excitation à son comble en vue de Cozumel.

Cette année encore, je crois pouvoir dire que cette dernière saison et saison a été complètement imprévisible, et le chemin parcouru semble énorme en rétrospective. Alors que l’an passé, au mois d’Août, je n’avais encore jamais pris part à une Coupe du Monde, un peu plus d’un an plus tard je me retrouvais avec quatre WTS de complétées (dont un top 20), un classement dans le top 75 mondial (ITU et WTS) ainsi qu’un Championnat du Monde complété en 9e position. Si j’avais pu entrevoir tout ça il y a un an, je ne pense pas que j’y aurais cru ! Je ne peux dire que le tout s’est déroulé en toute tranquillité, les périodes creuses ont été très rudes à négocier, et m’ont forcé à évoluer, à m’adapter, et à en ressortir plus fort, changé pour encore mieux changer. Les mauvaises habitudes peuvent revenir rapidement, alors vaut mieux prévenir que guérir et modifier mon approche envers moi-même et les autres au fur et à mesure.

Finalement, impossible de tirer les rideaux sur une autre saison mémorable sans remercier mes coach et précieux partenaires, sans qui plus de la moitié de ce que j’ai fait ne serait même pas possible : ma coach Kyla Rollinson ainsi que Javier Cuevas, artisans de mon succès, Triathlon Canada, Triathlon Québec (avec qui je me considère tellement chanceux d’être québécois), Saputo ainsi que la Fondation de l’Athlète d’Excellence du Québec, la Clinique Chiropratique de Pierrefonds et le fabuleux André, le Fonds d’Investissement et de Développement Athlétique, mon club de toujours Tri-O-Lacs, la meilleure boutique de vélo de la région de Vaudreuil, Le Suroît Cycles et Ski, ainsi que Jogx Vaudreuil et son soutien indéfectible en Bernard.

Sur ce, je profite présentement ma période annuelle de repos, mais bientôt je serai de retour au travail à préparer la saison 2017! Je peux simplement dire que j’ai bien hâte de faire face à une pléthore de nouveaux défis.
Au plaisir,

Xavier Grenier-Talavéra

Club de triathlon TRIO-O-LACS, 2015 ©

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